En revenant du Curé de Nantes.

Un petit fromage à la croûte orangée m’a fait de l’oeil cette semaine, vous ne direz rien à mon mari?

Il s’appelle le Curé Nantais (un religieux en plus!). Il est né vers 1880 (ça ne nous fait qu’une centaine d’année d’écart, oui j’ai toujours aimé les fromages bien faits). En plus il est vache et son lait est cru . Au départ il était carré et est devenu rond avec les années (comme tous les hommes quoi).

Un curé de passage, fuyant la Vendée, certains disent la Savoie, ce qu’à la dégustation je trouve plus crédible (vous verrez pourquoi bande de petits impatients) aurait conseillé à un agriculteur, Pierre Hivert (P. Hivert picpic) de créer ce fromage. Et il l’a fait. Parce qu’il faut toujours écouter un curé,  sauf si on est un enfant.

On l’a appelé d’abord le Régal du Gourmet, puis Fromage du Curé, puis Curé Nantais puis…non ça s’arrête là, je vous taquine.

Maintenant il est fabriqué à Pornic mais il ne s’appelle pas pour autant le Curé Porniquais car c’est moins vendeur. Et puis surtout monsieur Parola, Parola qui a repris la fabrique est très attaché aux traditions et ce n’est pas nous qui allons le contredire. La preuve il ne fabrique que 2000 curés par jour. Il est fort, L’Eglise n’y arrive même pas.

Et il est tellement consciencieux qu’il le couche sur une planche d’épicéa et que pendant un mois il lave la croûte du Curé deux fois par semaine, parfois même avec du Muscadet. Nous on ne juge pas.

Et même on lui a donné une médaille pour ça en 2012 à l’occasion du Salon de l’Agriculture à Paris dans la catégorie Produits Laitiers Nationaux des Fromages au lait de vache à pâte molle et à croûte lavée. (Vous croyez que la cérémonie ressemble à celle des César? J’aimerais y assister)

Mais l’heure tourne, si nous passions à table?

photo (4)

(Verres, assiette et nappe prêtés par le stand 17 « Mimi les assiettes » Puces du canal, Lyon)

Au déballage de la bête les naseaux en prennent un coup il faut le dire, on est dans le viril, le Curé Nantais c’est pas pour les fillettes.

La croûte est collante, d’une belle couleur de blé mûr (belle des champs quoi)

La pâte a de petits yeux, et oui minute culturelle, les trous du fromage ça s’appelle des yeux (je vous dis pas un repas bouillon/emmenthal comme on se sent épié)

On sent qu’en laissant le fromage deux heures l’intérieur crémeux tenterait de se faire la malle, mais il est mal tombé, on ne lui en a pas laissé le temps.

Revenons à notre petit Curé qui sent.

Certains on dit fumée, paille, l’ensemble faisant fortement penser à un Reblochon croisé avec un Munster.

La pâte crémeuse à souhait, légèrement élastique, plus douce que l’odeur, on a trouvé la croûte salée et ferme et seule ma Belle-mère a trouvé l’ingrédient mystère (le muscadet, voyons.)

Le Curé a son petit caractère, on est dans le fromage de terroir. Bon pour nous qui avons le reblochon pas loin ça fait un peu double emploi, mais nous sommes contents de l’avoir goûté.

Pour faire plaisir à nos amis qui se demandent pourquoi toujours du blanc, et bien qu’un Muscadet aurait été parfait, nous avons joué un autre accord avec un Pinot Noir bien fruité qui convenait disons.

A la semaine prochaine, je vous laisse regarder le site plutôt pas mal http://www.curenantais.com/

Publicités

3 Réponses

  1. Autant les fromages ont l’air savoureux, autant ta plume est un régal!!

  2. Ah ben voilà et dans de beaux verres en plus !!
    Moi dès qu’on est dans la famille de sieur Munster je savoure d’avance…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :